Les bénévoles sont le cœur d’un club sportif. Pourtant, beaucoup d’associations observent une baisse d’énergie au fil de la saison : fatigue, démobilisation, difficultés à se rendre disponibles…
Ces situations ne sont pas liées à un manque d’intérêt, mais bien souvent à un manque de clarté, de reconnaissance ou d’accompagnement.
Pour maintenir leur motivation, deux dimensions essentielles se complètent : donner du sens à l’engagement et créer un environnement qui soutient la motivation.
Donner du sens pour nourrir l’envie d’agir
Un bénévole s’implique lorsque son action a du sens. La psychologie sociale et les sciences du sport montrent que le sentiment d’utilité est l’un des moteurs les plus puissants de la motivation.
Concrètement :
- rappeler l’impact réel de leur participation (une compétition réussie, l’accueil d’enfants, une sortie rendue possible, etc.) ;
- valoriser leurs actions avec des mots simples, sincères et réguliers ;
- expliquer pourquoi leur présence compte, même pour des tâches modestes.
Le sens n’est pas un discours, c’est une manière de rendre visible leur contribution. Chaque fois qu’un bénévole comprend “grâce à moi, ça existe”, sa motivation grandit. C’est un levier majeur et souvent sous-estimé.
Créer les conditions qui soutiennent la motivation (selon la théorie de l’autodétermination)
Les recherches de Deci & Ryan montrent que la motivation durable repose sur trois besoins psychologiques essentiels.
Quand ces besoins sont nourris, les bénévoles restent impliqués, disponibles et énergiques.
Quand ils ne le sont pas, la motivation décroît — même chez les plus investis.
Le besoin de compétence: Un bénévole reste motivé lorsqu’il se sent capable de réaliser ce qu’on lui demande. Cela passe par des actions simples :
- donner des consignes claires ;
- fournir des outils faciles à comprendre ;
- identifier un référent en cas de question.
La compétence perçue ne dépend pas du niveau du bénévole, mais de la qualité de l’environnement qu’on lui propose.
Le besoin d’autonomie: Être libre dans sa manière d’agir, pouvoir donner son avis ou avoir une mini-responsabilité augmente fortement la motivation.
Accorder de la confiance — même pour une petite tâche — est un levier très puissant.
Le besoin de lien social: Le facteur n°1 cité par les bénévoles sportifs est l’ambiance. La création de lien (via un groupe WhatsApp, un accueil chaleureux, des échanges simples) entretient l’envie de revenir. La motivation est plus forte quand les bénévoles se sentent connectés entre eux et au club.
La motivation des bénévoles n’est ni aléatoire ni magique. Elle repose sur deux fondations : donner du sens et répondre à leurs besoins essentiels de compétence, d’autonomie et de lien social. En prenant soin de ces dimensions tout au long de la saison, un club crée un environnement où les bénévoles se sentent utiles, confiants et pleinement engagés.
«Le plus petit acte de générosité est plus précieux que la plus grande des intentions»